Une résine de CBD n'est rien d'autre que des trichomes rassemblés et pressés. Mais la façon de les séparer de la plante change tout : texture, couleur, pureté, arômes. Voici les grandes méthodes de fabrication.
Le principe commun : récupérer les trichomes
Les trichomes sont les petites glandes de la plante où se concentrent les cannabinoïdes et les terpènes (voir notre article sur les trichomes). Toutes les méthodes cherchent à les détacher de la matière végétale, puis à les rassembler en un bloc.
La matière première peut être des fleurs, des petites feuilles couvertes de trichomes (le trim, voir notre article sur le trim), ou un mélange des deux.
Méthode 1 : le tamisage à sec (dry sift)
C'est l'une des méthodes les plus anciennes. On secoue ou on frotte doucement la matière végétale sèche sur des tamis de plus en plus fins. Les trichomes, plus petits, passent à travers les mailles et forment une poudre, appelée kief ou pollen.
En répétant les tamisages, on obtient une poudre de plus en plus pure : c'est l'origine des résines « filtrées x3 ». Lis notre article sur le dry sift et la résine filtrée.
Méthode 2 : l'eau glacée (ice-o-lator, bubble hash)
La matière végétale est plongée dans de l'eau glacée et brassée. Le froid rend les trichomes cassants : ils se détachent et tombent au fond. On les récupère ensuite à travers une série de sacs filtrants aux mailles de plus en plus fines.
Cette méthode donne des résines réputées pour leur pureté. Tout est expliqué dans notre article sur la méthode ice-o-lator et celui sur les résines nouvelle génération.
Méthode 3 : le frottement à la main (charas)
Méthode traditionnelle d'Asie du Sud, le charas est obtenu en frottant les fleurs fraîches entre les mains. La résine collante s'accumule sur les paumes et est récupérée. Le résultat : une résine souple et profonde. Découvre-la dans notre article sur le charas.
L'étape finale : le pressage
La poudre de trichomes obtenue est ensuite pressée, parfois avec un peu de chaleur, pour former un bloc homogène. La pression et la chaleur influencent la texture finale et la couleur de la résine.
Ce que la méthode change au produit
- La texture : dure et cassante, souple ou crémeuse.
- La couleur : du blond doré au brun foncé.
- La pureté : plus il reste de matière végétale, plus la résine est « rustique ».
- Les arômes : certaines méthodes préservent mieux les terpènes les plus délicats.
Un mot sur la transparence
Quelle que soit la méthode, une résine de CBD vendue en France doit respecter le seuil de 0,3 % de THC dans le produit fini, et la boutique doit pouvoir fournir une analyse (voir comment lire une analyse). N'hésite pas à lui demander comment sa résine a été fabriquée.
Pour tout savoir sur les différents styles, lis notre guide complet de la résine.
FAQ
Comment fait-on une résine de CBD ?
En séparant les trichomes de la plante (par tamisage, eau glacée ou frottement), puis en les rassemblant et en les pressant.
Qu'est-ce que le kief ?
C'est la poudre de trichomes obtenue par tamisage à sec, avant pressage.
Quelle méthode donne la résine la plus pure ?
Les méthodes à l'eau glacée et les tamisages successifs sont réputés pour donner des résines très pures.
*Article informatif, mis à jour en septembre 2026. Produits réservés aux personnes majeures. Ne pas ingérer.*

